Les différents types de greffe

Tout d’abord, définissons deux mots importants, greffe et transplantation :

La greffe : est le remplacement d’un tissu défaillant par un tissu fonctionnel (comme la peau, la cornée, cartilage, os, etc.) principalement avasculaire, c’est-à-dire que l’organe est prélevé sans les vaisseaux sanguins.

La transplantation est le remplacement d’un organe défaillant ayant une fonction vitale (comme le cœur, le rein, …) par un organe fonctionnel appelé greffon ou transplant. Elle est réalisée en reliant chirurgicalement des vaisseaux sanguins des deux conduits (donneur et receveur) apportant les vaisseaux nourriciers (vasa vasorum). Cela rétablit la communication naturelle de ces vaisseaux

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0201-OrganesImage venant de : http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/02/bourse-aux-organes-pour-sauver-des-vies

On distingue aujourd’hui quatre types de greffes
L’autogreffe : consiste à prélever un greffon et à le transférer sur le même individu. On peut ainsi déplacer un rein plus bas que sa position normale (de la région lombaire vers la région iliaque) ou bien un transfert de peau, lors de brûlure par exemple. Cette intervention n’a pas de problèmes chirurgicaux.

L’isogreffe (ou greffe isogénique, syngénique ou encore isologue) : a le même principe que l’autogreffe car il s’agit d’une transplantation entre deux individus qui sont jumeaux homozygotes. Ils possèdent donc le même HLA = Human Leucocyte Antigens (que nous verrons plus tard). Il n’y a donc pas de contrainte concernant la compatibilité.

L’allogreffe : au moins 35% des greffes réalisées sont des allogreffes. Elle est effectuée sur des individus non isogéniques de la même espèce, c’est-à-dire, par exemple, que tout humain doit posséder les caractéristiques suffisantes de compatibilité pour que la greffe soit réussie. Comme le donneur et le receveur possèdent chacun un complexe majeur d’histocompatibilité différent, des tests doivent être mis en place pour avoir une compatibilité importante. Néanmoins, ce genre d’intervention nécessite pour le receveur l’usage de médicaments immunosuppresseurs à vie pour éviter au maximum les risques de rejets.

La xénogreffe : effectuée sur un individu d’une espèce différente que celle du receveur comme un porc ou un singe.

blog greffe

Nous allons maintenant approfondir sur la xénogreffe. Grâce au progrès de la science et notamment de la génétique, les scientifiques se tournent vers un nouvau type de greffe : la xénogreffe. En effet, à l’heure actuelle il y a trop peu de donneurs par rapport aux attentes des receveurs. Cette pénurie d’organes pose aussi le problème d’éthique :

A qui doit-on donner un organe en urgence ?

Une réflexion sur “Les différents types de greffe

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